poematique expiraTOIre
les bergers du vent campent sur l'horizon
haut
ils mettent les collines à sécher
étoffes drapant ma terre jusqu'à la tienne
eaux immenses
ouvertes sur des radeaux de livres
l'éolienne de leurs bras chavire les gazons de l'aurore
il faut voler
remonter la roue à aubes et traverser tout ce qui me traverse
la rive frileuse d'un souffle de fièvre
vers les bourrasques échevelées de leur bouche ronde