poematique expiraTOIre
j'ai la bouche pleine de cailloux. tout cela pour polir les galets d'une belle phrase dans ton oreille pour la coucher parfaite entre tes cils et le fleuve. bouche rase des coupes, l'amour calice. broyeuse concasseuse j'essaie d'en finir d'achever ma mission de sable, de vider à la pointe de la langue le sac de ces mots, tordus comme plexus cardiaques, de bétonner l'histoire, salive ciment, tout ce qui sort de moi paraît déjà éteint, raide, damé, et si dur que j'étouffe.
reverso.
je reprends je débobine je défais le gâchis. j'introduis à la seringue une faille de lumière, un bruit mélodieux entre ces bris de mur. je raye la nuit compacte du son d'un simple nom. mon intérieur embrasse alors son extérieur