poematique expiraTOIre
maintenir la position. tenir sa monture les doigts dedans tordue vissée de vent et de chahut.qu'importe qu'importe qui se dit en deux temps, l' un, sûr et l'autre, incertain murmure.. maintenir le front buté, un crâne dans l'avenir et une poussée de porte. peut-être un peu de raideur, juste ce qu'il faut pour ne donner prise à rien. écouter secrets les mots qui suintent malgré le froid. les mots qui perlent des engelures,- le froid brûle aussi- et la langue posée sur eux est encollée à sa douleur. maintenir à l'épaule son é-cheval, sa gamme montante, dressée en lice de ciel. il n'y a jamais qu'un chemin celui que l'on prend. maintenir son regard dans l'espace, le vaste espace entre l'autre et soi, son seul territoire de conquête. personne n'appartient à personne mais riche est la terre qui les unit. riche et noueuse, embrouillée comme l'eau et l'eau.