poematique expiraTOIre
froid, je ne me relève pas d'avoir enfanté ta disparition. je suis cette accouchée de mort. j'ai poussé cherché mon souffle agrippé des cris comme des chevaux qui passent. j'ai tendu mon ventre comme un arc. te faire vivre était mon lit.
mais j'ai manqué de force, ou de sang , ou d'un temps moins ogre.je ne sais plus.
musculature sans puissance- amour sans force- et tu es retourné dans l'utérus des décès primordiaux, épuisé de mes contractions nerveuses.
j'ai mis bas un plasma de nuit dans lequel s'embrouillent des filaments de lune et de lampions
je peine à mes relevailles. je me croyais nid et je n'étais pas le creux d'une main quand elle passe sous l'arrondi enceint.