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poematique expiraTOIre

partum

froid, je ne me relève pas d'avoir enfanté ta disparition. je suis cette accouchée de mort. j'ai poussé cherché mon souffle agrippé des cris comme des chevaux qui passent. j'ai tendu mon ventre comme un arc. te faire vivre était mon lit.

 

mais j'ai manqué de force, ou de sang , ou d'un temps moins ogre.je ne sais plus.

 

musculature sans puissance- amour sans force- et tu es retourné dans l'utérus des décès primordiaux, épuisé de mes contractions nerveuses.

j'ai mis bas un plasma de nuit dans lequel s'embrouillent des filaments de lune et de lampions

 

je peine à mes relevailles. je me croyais nid et je n'étais pas le creux d'une main quand elle passe sous l'arrondi enceint.

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jean-mi 25/04/2012 10:55


Etrange de se sentir  responsable des naissances ou non-naissances. Tu es une femme ni plus ni moins ni Dieu. Mais les mots te mangent à la main. N'hésite pas : cravache.

annaj 25/04/2012 11:26



l'amitié- l'amour : on lui donne toujours vie...ou non et moi  je ne me sens pas cap' c'est tout.. y a rien qui naît ou qui est d'ailleurs... c'est comme ça.