poematique expiraTOIre
je ferme les yeux..allez! toi aussi allez! ferme les yeux. et voilà
maintenant sens que j'approche que c'est lent et désirable que je suis à un mot de ta peau. pelisse de paumes sur ton entour. sens que je dépeause ma main, fraîche sur ton dos. c'est là l'unique lieu- ton dos- puisque jamais tu ne me verras et qu'il te faut ressentir la peur et l'envie tout ensemble. je passe dans ton dos et tes épaules larges au léger duvet. j'y vais, possessive, si sérieuse à cette affaire si courbée sur moi-même à ne pas en perdre une miette, au bénéfice, au bienfait, à caresser ma propre main contre ta chaleur je m'enduis de ta peau, je la hume du front et de mon nez rond. sens je déroule mes joues et ma bouche sur cette terre d'homme, ton monde inconnu , celui que tu es contraint de m'offrir pour le savoir à ton tour. sens comme j'y suis en prairie en dune en anse de vivre. ton territoire livré à mon souffle illusion de poète.