poematique expiraTOIre
photo Tomatsu
sous ma langue encore des cerfs-volants, un brame de sous-bois qui
se mettrait en vrille.
ces vieux animaux aux branches lourdes portent l'amour à bout de
nerf. la forêt monte, aiguë, et le ciel fakir s'assoit dessus.
qu'entend-on de là haut? on m'a dit le silence. et rien que le
silence.
la Terre est une bulle muette qui se tient comme une capsule dans
un mobile d'enfant.inutile de la confier à des astronautes, la
navigation sous instruments n'est pas du ressort des vents.
je suis de la flottille, gonflée à bloc à la pompe de tes poumons.
- ton souffle ton souffle- ( espace de distraction, qui happe momentanément mon esprit).
le sais-tu? je me sens du vol, lest de nacelle qu'il faudra bien jeter.
mais en attendant c'est encore un voyage et la connexion des
zeppelins.