poematique expiraTOIre
légers bruits dans la maison, farfadets de bouillons ou de baignoire. cet air que prend parfois la vie pour me rappeler à elle! il suffit. je lui règle ses comptes et entreprends vite fait de serrer les boulons et de baisser le feu.
détournements de projets d'extase, le quotidien fait oeuvre et moi dé-soeuvre. suite de lignes en file.
Pénélope des plans réticulaires, je désorganise l'enchevêtrement comme si de dénouer les instants, de défaire l'inextricable imbroglio du sentiment dé-samoureux allait faire surgir l'amour..? je compatis à l'histoire de la tisserande avortant les jours les uns derrière les autres pour faire réapparaître le moment du départ et le faire muter retour.je compatis tellement que je m'enrôle.
je déballe le non amour originel je cisaille aux coutures je tire les mailles, il va bien falloir que revienne l'instant x où il a disparu. parce que tout le tissage tient à cette erreur de dessin, cette boucle sautée, ce trou dans l'étoffe. c'est loin c'est même avant mon corps avant la femme. c'est là-bas encore non dé-voilé.