poematique expiraTOIre
abbaye de fontevraud
traversée du plafond à la nage.
quelques vaguelettes de plâtre dans la proue et le mouvement lent des bras.
j'exerce mon odyssée blanche sans doute. le bruit en moins.
la farine des cieux est d'un calme de banquise. j'avance, perdue dans le flou pâteux de ce vieux désir de vol. comme de tout temps il m'a semblé devoir avancer à l'envers du sol! marcher dans l'azur ou les stucs mal léchés des chambres!
et me voilà à nouveau dans la jouissance des plus légers que terre, à épousseter mes lests d'une main, à remonter ainsi vers la voûte de la pièce, yeux ouverts.
je me figure comme ça une page d'écriture vierge, un pan de neige propre pour y tracer ton nom ou quelques mots qui se refermeront derrière moi, comme de l'eau après la brasse.
alors du doigt, je repasse doucement sur la cicatrice silencieuse. tu ne parleras pas, la mer l'a écrit.