poematique expiraTOIre
soir fumeux. les tempes grisonnent dans l'arbre. ciel d'avant la guerre du feu. demain canicules sauvages, on va tirer la langue, énuquer les grandes et les petites soifs en pétouillant sous l'arrosoir. je cherche le ventilo. quelque part j'ai remisé ce putain de vent...où ? que sais-je? faut croire que son tiroir est une cachette secrète ou alors qu'il n'a pas d'envergure.entre des draps, des oreillers de plumes? entre des serviettes, des éponges? dans le grenier où s'engrènent des souris et des restes d'enfance?
j'ai chaud d'avance. et comme une envie d'un baiser mouillé qui ferait mon tour de cou.chacun sa rivière et ses diamants. dis..as-tu quelque chose au bout de tes lèvres pour guillotiner mes vapeurs?