poematique expiraTOIre
comme il me colle à la peau ton poème
cloque de feu sur la brûlure
comme ces mots choisis, triés ont su ravager encore d'un souffle les ruines
je les relis
y découvre de si profondes langues que j'ai souffrance à ne plus respirer
je n'authentifie aucun cadavre, ne sais pas le nerf de la guerre, de cette haine déclarée
tout était sûrement faux
tout prend grimaces
je m'en retourne avec mon charnier plus lourd encore
je ne devrais pas vivre
poème d'une dernière leçon
je vais l'apprendre par coeur