poematique expiraTOIre
je m'approprie les portes toutes les portes, toutes les sorties les échappées me faut franchir les chambranles, passer le seuil, ne plus regarder derrière, fuir droit au coup de fusil. je revendique les corridors les boyaux de métro les tuyaux d'eau courante. et tout ce qui s'en va.
j'en ai besoin pour glisser ailleurs pour n'avoir plus à jamais regarder qui que ce soit dans les yeux, mais tête basse croiser avidement le ras le sol la conduite sans frein. j'embrasse comme des lances tous ces machins seringues , ces cathéters morbides, ces canules ...fuir est "un sport de survie" j'exige les oeillères, les foulards les masques aveugles et le pas pressé. c'est la dernière gueulée de chambre, l'ultime secousse des 4 murs quand j'ai battu les barreaux des heures durant pour qu'on ouvre ma prison.course athlète.