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poematique expiraTOIre

chemins

ville des dimanches. dégagée parfaite nue.

espace inhumain. est-ce pour confirmer que c'est bien le vide? grande lumière partout et moi dans le bar de la Gare, borne d'amarrage de mes sorties de route. ici avec un café débute l'essentiel toujours de ma méthode de vie. la matrice ferroviaire, habitée de va et de viens, de départs et d'arrivées, comme si elle jetait des bébés tout pleins de cicatrices et de douleurs dans l'escalator existentiel.

je crois que je suis un vieux prématuré. bien trop tôt pour l'heure du train comme pour m'assurer que personne n'a eu l'idée entre temps d'effacer cet endroit de la carte ou que la station n'ait pas pris ses valises pour les poser dans un autre quartier résidentiel.

temps yoyo intense. je pars je viens je joue à l'elastique sans cesse étirée-rabougrie.  je teste le craquement le point de rupture...Lausanne  80 km puis retour puis repartir , sucession de flexions génuflexions. je passe de carte en carte sautant dans les cases du chemin initiatique. où en suis-je? pas loin du point de départ. La gare est-elle un arcane?

 

et je reviens. j'essaie le loin, le proche  je teste le début, un bout de trajet et hop je reprends la main. je m'approche je m'éloigne. choisir mon camp là où la resistance de l'élastique cèdera, où le nerf du ressort pètera? ici? ou là-bas? intéressant non...

Je vais me refaire une é-tirage cartes sur table: il y a eu un moment, peut-être quelque heures, où vous m'avez aimée. je le sais. c'est ce que je cherche encore. aller-retour.

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