poematique expiraTOIre
retourner au soluble, la nuit attend. je jette le cachet de farine dans ma tisane. solide.liquide.
je vais entrer dans mon lit, rivière poissonneuse, je suis la sirène de quelques frétillements de coton. j'ai des amours continentales, pleines charrues soc lourd. c'est un vieux rêve que de coucher avec la mer. je mets les feuillages au défi de refléter la lune. et pourtant je les vois comme le dessus des vagues, danser sur les murs...
je touille la verveine et le fenouil rose. demain je ramasserai les pives, marée de hauts vents échouée sur le béton