poematique expiraTOIre
j'ai peur. une petite trouille de ne plus trouver une seule image à me mettre, aucune lettre à me faire du rouge à lèvres. me lever un jour avec un énorme tas de phrases de chants et de pluie écrabouillant mon coeur sur le pilier de grève. ne plus pouvoir dire, de rester les mots couverts, scellés, ciment de ventre et moi murée colmatée du torchis de silences. j'ai peur de n'avoir plus les moyens de dire, parler, offrir.
de passer une fin de temps muette asphyxiée d'un amour aphasique..
comme unepage blanche à remettre pour tout le temps une copie après l'autre.