poematique expiraTOIre
ces gris qui virent...
le piano roux qui va habiter mes doigts, mes caresses usagées mes soldes érotiques.
ma production de cris façon hanches et trop tard, tombés en mensuetude sur les touches d'un clavier.
je vais en faire des bandaisons, de la levée de notes, des bémols à l'entrée des nocturnes. je vais charger mes digitales dans ses ivoires. ausculter la mémoire avec tes yeux dedans.
les morceaux bousculent le goût de prendre à quatre mains le noir et les portées ou ces silences de salle d'attente avec un bruit au bout qui tombe. ton soupir épuisé.
je vais l'escalader le long de tes vertèbres, des échelles où tu me fais monter. des positions pleyel ou yamaha . je mélope tes désirs. je te désarticule phalanges dans mes phalanges.
histoire de partitions, histoire de décomposition.