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poematique expiraTOIre

la lettre

la lettre

Cher Stefan Z., Cette vie. Ai-je besoin de te l’écrire ? Vas-tu seulement la lire ? Ou alors glissera-t-elle parmi tes invendus, tes rendez-vous, tout ce quotidien qui est ta matière ordinaire… ? En ai-je l’envie, le besoin, la nécessité ? Maintenant...

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pochoir

pochoir

toutes ces choses dont l'absence me fait contour. je suis née à l'emporte pièce avec je ne sais quelle ombre pour me faire figure. je suis née par défaut, par le vide j'imagine. je n'ai que le périmètre pour me donner visage. dedans vous pouvez mettre...

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matinale

les couvertures parlent un jargon d'anges en plein labeur. ils chuchotent sur le mode plain-chant des cancans d' oiseaux. chacun porte ses pierres au nid, des bois doux des lacets de poussière c'est ma paillasse, le lit des idolâtres. ils y déposent les...

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reprise/le saule

quand j'étais arbre sirotant des rivières saule hérissé d'osiers verruqueuse torturée agrippant entre mes racines le fil fuyant de l'eau ma crète punk et jaune en bouclier de lances je n'aimais aucun oiseau le nuage et tout ce léger qui bourdonnait dans...

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anneau

anneau

blague à bague s trois mèches d'agate dans les cheveux d'airain quatre tresses d'airain dans un bandeau d'agate le poids d'antiques liens sur ma chiromancie à ces monts de Vénus, ces rondes-bosses de phalanges le baiser de l'ange à son cœur pris annelant...

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eaux

Que je grimpe les rideaux de tous ces foutus souvenirs et je me sens ivre de n' en saisir aucun. Je fais de ma pensée une cage , une cage morbide et puis douce aussi, tellement, qu'il me faut sans cesse y revenir? Quand bien même Je prolonge de vieux...

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cache- cache

n'est-ce pas trop tard?... on jouait à cache- cache et tu m'avais perdue, à force d'avoir les yeux dans ma manche. qui se met en cavale, qui reste? est-ce moi contre nos écorces, est-ce toi qui es parti trop loin? dans un recoin où l'on ne saurait plus...

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automne

j'ai l'âme maigre, ce matin, la peau colle à l'os. j'ai le parchemin tout recroquevillé, cassant. avec des veines partout comme des gravures, des traces abîmées du vent. je sèche lentement d'un rouge à ce brun qui m'attend, ce brun de terre, de sol. je...

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