poematique expiraTOIre
je dormirai dans mon arbre. la nuit est favorable. lune plein la chambre qui glissera dans les feuilles et construira doucement le bleu et mon lit de vieux désirs. je songerai toute étroite qu'il y a de la place pour ton ombre garderai les yeux fermés....
Lire la suitemoi aussi je suis loin avant l'heure au- delà de la course je tombe souvent jusqu'à mes cathédrales c'est comme ça quand on ne tient pas terre il manque à mon chapeau de connaître les lois et les gravitations je sens bien que mon souffle fait dans le...
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un tour de bague sur le jour le chaton dans la paume l'écrou d'une écharpe un boa sur la taille -serpent minus d'un chant si chaste- je suis cerclée d'équateurs pile poil et le flux annelé de ma voix qui bégaie moi pour ce que j'en "digue"-pour ce que...
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puisque c'est ainsi... ouvroir de l'obscur les ongles cernés de rubis et le corps entier qui penche entrer dans la nuit par les cheveux foncer enfoncer lentement sa couronne le sac humide des naissances j'enfile ma mue l'enveloppe du grain et des tempêtes...
Lire la suitemon jardin est vide et le jardinier a mis ses bottes de soleil. il est dans les allées de lumière là où se croisent sans cesse les fleurs et les épis de neige. il guette, ses semences de piments rouges pour la bouche. il patiente dans les serres des levains...
Lire la suitec'était un bel amant.il avait cet air un peu fou des désirs un peu fous. sa bouche dans ma bouche à ne plus savoir comment renaître deux, ces rencontres entre la braise et l'incandescence, ce silence si bruyant pourtant de nous dévorer dans les violences...
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clin de n'oeil aujourd' hui VASES COMMUNICANTS sur les blogamis Naomi Fontaine et François Bon Martine Sonnet et Cécile Potier Guillaume Vissac et Benoît Vincent Anne Savelli et Christopher Sélac Danielle Masson et Justine Neubach Jeanne et G@rp Elise...
Lire la suiteje suis un échassier aux arches fines je déploie le manteau de mon aqueduc une jambe après l'autre tranquille chaque pas fait danser mon ciel et mes chevelures les temps que je traverse sont ourlés de bouleaux leur sève triste nourrit la mer des potions...
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je crains qu'en effet la poésie ne fasse jamais qu'un mal de vivre et de croire qu'elle me soulagerait est une sorte de folie douce alors qu'elle me renvoie sans faille à mon état de bouche interdite. et on le sait à n'user que la gomme sur le vers
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