poematique expiraTOIre
mes mots sont utiles à m'user, m'éroder d'ironie. moi seule, mais je n'en suis pas fière. l'autre me nourrit
Lire la suite
avoir son monde se résume à tenir tête à son miroir songer à le prendre par les chemins de traverse par les encoignures et arpenter le lisse parfait d'une gelure en triple axel et lutz elliptique avoir son monde inaltérable inviolable forteresse de l'inutile...
Lire la suite
miroir supposé de mon âme vous n'êtes qu'un étrange sursis laissé dans mes parages j'identifie vos fourberies quand je crois votre regard je devine ce qui dupe mon coin d'oeil dans l'angle mort de la farce miroir supposé de mon être filasse de verre ramenant...
Lire la suite
le bouturage des misères un bras dans la terre les doigts racines tout devient arbre et ramure et la porte des oiseaux comme un oeil sur le front fait voix à l'absolu chant du buisson dispensaire des vapeurs de cime jardin en vie l'existence traîne derrière...
Lire la suite
voici des arcs-en-ciel blancs livides qui tombent sur le sol ou montent peut-être une taloche sur le ciel l'énorme trace du vaporeux en colère qui poursuivrait un grain de soleil rappel à l'ordre des nécessités étaler son âme à l'assaut des frontières...
Lire la suite
le ciel fermente un alcool de pomme déconfite l'amertume des oranges glissée entre les anges flottaison sur des souches d'escalier qui grimpe les rampes et serpente un céleste atomiseur tague l'espace et inscrit des présences en chemise de parfums c'est...
Lire la suite
j'ai choisi mille épingles sur un sol de paupières le bruit la scie qui roule l'acide jaune de toutes les jonquilles bris de sable d'un marchand d'hiver mille lampadaires triés sur le volet insolentes chiures du vol et des inconséquences le zézaiement...
Lire la suite
la nuit se frotte le dos contre l'aube dissonances de tons et grisaille le volatile insiste lourdement entre vieux rêves et escaliers de secours mon revers cultive ses petites angoisses qu'importe on a la peur qu'on peut et puis nuit passe et passe droit...
Lire la suite
soif du tonnerre du monde colossale à boire des robinets et des barriques de vent de ventre et de derrière la langue là où quelques mots se frittent encore sur la glotte à téter les fontaines et le doigt de la lune une sans fond une des lies de la nuit...
Lire la suite