poematique expiraTOIre
évidée. castagne intérieure. les violons à leurs archers. tirer champ libre dans le tas. des volées de flèches. crépir le ciel de zébrures. la Terre vient encore de faire un tour sur elle-même et toutes ces traces, ces marquages célestes autour de nos corps, de nos cadavres. je poursuis un trait, un pointillé de petite vie, l'oeil rivé sur la roue.
castagne intérieure. impuissante toujours, au bouclier, à la défensive. j'ai hérissé mes sentinelles, la nuit peut venir. j'ai dressé mes barricades lumineuses, les feux de camp les chevaux les folies les restes décomposés de mes amours. j'ai revêtu la furie ordinaire, amazone au mors. je suis prête avec mon attirail. allez! vas-y la vie! attaque! attaque-moi