poematique expiraTOIre
j'entends chaque couleur
le blason glacé des mondes dans lesquels tu vis
le ton friable qui essaime
le goût des os qui pleurent
j'entends ma peau à l'autre bout du monde, son étoffe grise, l'habit que j'use pour faire tourner la Lune
j'entends mes rimmels aveugles
l'enceinte habitude des mémoires à la trempe
et ce microcosme des orients d'amour
la nuit par le chemin de l'aube j'entends le silence de laine folle d'une écharpe qui joue entre tes mots de vent