poematique expiraTOIre
clos d'oeil, j'ai mis mes moutons de nuit à paître. pyjamas bleus et enveloppes de coton. une bergerie de fantômes avec des chiens et des échasses. je compte sur ta main une venue en pétales de marguerite. et une et deux jusqu'à passionnément - je m'arrête toujours là avant que ne vienne la folie des pas du tout- tu sais combien cela me rend triste et liquide.
je range lentement le jardinet de jour. mes serins, mes venins et le chat qui me rentre dans le plexus solaire, je range mes moulins, le vent, le désintégrable avant la nuit. c'est toujours une histoire de loup qui rôde et de soupe pas finie. : une peur petite qui dort le jour et puis se réveille. quand tu es eau soleil tu enfles ma solitude avec des seringues et du poison. inoculée de toi au revers de médaille