poematique expiraTOIre
maintenant
marcher à la rame
force lente dans l'eau
à la corne de brume au sextant de starfish
aller ainsi vers des continents frais et des voluptés gelées
dans le rond de nos bouches un ange plein de sables et de micas
avancer ainsi
crochetant à la perche un récif de ouate vers un autre silence
et atteindre les îles d'émail des flibustes
voiles de givres
et ce long long défilé sous la surface des rêves
comme on ne déplie jamais les cartes entre les errances
on est coque vide dans la laine d'un ciel tondu de ses constellations
ne pas savoir est peut-être la seul naufrage humain acceptable
comment accepter la fin si ce n'est en ignorant sa naissance
prends mon amour sous ton bras
godille ainsi jusqu'à ce que s'envole l'échassier
qui gîte dans ma coquille