poematique expiraTOIre
je porte des rivières
brassée de jonques qui ne savent nager
qu'importe, c'est une main d'hiver qui marche sur mon cou
une escale de neige pour te cacher ma peur
la mort aux yeux fardés m'attend dans cette enclave
remailleuse tranquille des fuites et des échelles
et son billot de farines pour que tombent les masques
ma tête hissée tente de faire vigie
je ne suis pas assez haute pour oser terre
et j'aimerais que tu me cueilles
comme un fruit d'alcool dans le bec d'un goeland