poematique expiraTOIre
Musique. Le goût d’une mandarine qui glisse et ondule. . Mes jours estropiés dansent le bancal mais dansent. Mon ventre se rappelle. Inscriptions de cellule, comme on les a gravées sur le mur des prisons. Il sait le chemin aveugle, l’offrande à l’existence.
Je me laisse conduire le bras sur l’épaule. Et c’est à lui de guider mon obscurité, de la rendre opaque comme l’ombre des oasis.
Je me laisse pousser du doigt ou du souffle. Résistances lâchées, tombées sur les routes et les cailloux.
Les mains maintenant tracent dans le noir l’écrit sans parole. Dessins d’une encre transparente, que déchiffrent peut-être les anges.
Ce sont des mots j’en suis sûre.
Mais jamais jamais que leur secret...