poematique expiraTOIre
je tends mon embuscade. un filet de camouflage jeté sur moi en guise de tenue d'oiseau. - on aime tant les oiseaux ou alors est-ce juste l'air qui les porte et nous laisse tomber- . mon guet-apens de désir. quelques suées de parfum ou ce collier de mots où lui prendre les doigts? l'attentat impudique qui pousse au crime, ne suis-je pas cette avide chasseresse de la braise entraineuse. danse danse danse. je suis à l'affût d'une attaque sur le sentier de l'amour avec espoir d'en avoir pour ma fin. j'éventaille je hanche, j'embrasse je débrasse dans l'eau de l'envie. simplement encore en vie. même à distance considérable, d'un bleu à un autre, d'un tremblement d'ampoules quand les cieux rabattent les ailes des arbres à ma portée de noir , même l'embûche dressée haute et moi accroupie à me fondre entre tes nuits.