poematique expiraTOIre
la Terre s'arrête en biseau sur l'aurore, coupure nette, tranchée de combat, la ligne Maginot de mon poème. j'affronte la nuit j'affronte le jour. l'une broie le rêve dans la concasseuse, l'autre repasse des cottes de mails. je fais le grand écart sur nos saisons et nos couleurs en damier. nos transgressions lumineuses flashent les visages à 1000km/heure. ce n'est pas assez vite pour rattraper le temps qui manque, pour franchir le mur et le bang sidéral. puisque je ne peux m'inscrire dans le cercle magique, il faut passer à d'autres circonférences. prendre l'élan de l'aube et sauter un sillon du champ magnétique. passer outre et atteindre une nouvelle lignée où tu seras