poematique expiraTOIre
musiques, ce sont des musiques
tout, autre, limpide
des grisailles ou des lumières
pareil, frère, simulacre
ce sont des voiles uniques
l'étoffe de tulle de la nudité
encore, presque, ainsi
la couche épidermique de l'air
l'épais d'un souffle, buée d'été
rien, interminable, tant
du doigt j'entoure le fait
j'en contourne le dessin
j'encrache le module
mauve, bleu
rosée, laquelle?
ce sont des silences alors, infusions de savane
mirages bien dressés
ce rire, ce pleur, ce miroir
dans le dos ou devant
près, loin, à peine
je bute, me frappe, m'atteins
à la cocarde du matin
la monnaie percée du rêve
songer, dormir, mourir
carats d'astres de verre
avec recel de lumière
interdit, bris, fraction
sans multiples, avec infinis
ce sont des déserts envahis, surplus de fond du monde
étranger, inconnu, fouissant
j'écarquille le pays où tu es
les grelots mélodieux des perles du jardin
ce sont elles
tes compagnes
elles tes caresses
léger, doux, baisant, mon amour
les transparences.