poematique expiraTOIre
toujours commencer par le ciel. quelle que soit sa couleur. me lever ainsi, m'élever un peu, malgré tout, malgré moi. commencer avec la lueur et me hisser dans le quotidien.
m'abstraire de cette nuit de fanges, les escroqueries de l'ombre. m'appuyer sur les échelles du store sur le sol. monter un peu, invitation sur papier ligné à poursuivre
ai piqué la baudruche orgueilleuse. tout le fiel qui la gonflait pisse maintenant dru, gros soufflé de mots s'écroulant, me laissant devant des pelures en flaques sur le sol. ce sont les restes d'une figure qui ne valait pas grand chose en somme. les maux, le noir hiver, les soliloques destructeurs, comment ne les ai-je pas reconnus comme les signes évidents des grêlons que contenait ce gros zeppelin?
toujours retourner vers le ciel, quels que soient sa profondeur, le lointain qui l'habite. voir s'effacer ces territoires enfles, ces échos bruyants et âcres, les rumeurs basses.
il n'y a pas trente six voies pour ressentir la paix.