poematique expiraTOIre
enfin, que cesse cette errance, la débattue de mon esprit qui cogne ses labyrinthes
recroquevillée dans ma chambre sans voyage, ma marche titubante.
flexion des genoux sur le plaid de laine, prière païenne
attendre que s'arrime mon sexe à un peu d'amour vrai, celui qui ne dure rien mais monte infiniment. attendre que mes mots s'encollent aux siens et voir si l'âme de la baise ventouse l'angoisse aérienne et pourtant si pesante de la grande solitude. vivre le supplice ravi des roues dentées, désunies unies désunies.
qu'importe. je me tenais ainsi accrochée à des fétus. mon vol appartient à la souffrance des migrateurs sans boussole. le vent tombe et je me dépose, lie de l'oubli dans une coupe de lèvres fraîches