poematique expiraTOIre
journal - poésie- aube. mes mots peuvent-ils construire quelque chose? la question que je me pose, me sens "contrainte" de me poser. tout m'y pousse.
réfléchir (dans les deux sens du mot) ce que l'on écrit? ou alors, -au contraire presque-, avoir conscience que cela va se situer hors..., hors article, hors littérature, hors réflexion ou comparaison.
comme par opposition involontaire.
exprimer peut-être quelque chose de brut, de mal dégrossi et le faire alors sien ou soi, - mon existence banale -parce que ce sera la seule expression honnête possible. je ne peux prétendre à l'écriture mais peut simplement écrire...
mettre hors cage la parole intérieure, le monologue incessant de moi avec moi. "contrainte" oui, mais rarement à la question du pourquoi écrire mais plutôt à relever le poids du silence et à mettre bas mes cloques.
je ne peux rien référencer, rien accrocher à d'autres multiples paroles. je n'en ai pas les moyens intellectuels. mon seul sujet est mon monde solitaire. le silence est ainsi fait qu'il n'émet pas de signes ou alors dans des fréquences télépathes. - je suis douée de télépathie-.
je doute que cela fasse assez pour de la littérature.
d'ailleurs, quelque chose me le confirme. rien ne s'écrit jamais tout seul ai-je lu ce matin chez Le flotoir
il y a forcément quelqu'un qui hisse le poème et lui permet de lever...
j'ai écrit d'abord ainsi , enfin je le croyais. mais je sais maintenant qu'on peut aussi écrire du levain absent d'autres inexistants
écrire à contrario ou ex nihilo.. ce qui est mon cas ( ce qui ne veut pas dire que j'inventerais quoi que ce soit mais que j'écris sans que cela ait été fertilisé par un autre...)