poematique expiraTOIre
alors prendre mon auto. bander mon esprit sur voyage. écouter mon papillon- il a si peur- et choisir. je teste les moments où se rompent les amarres. le plus dur c'est de revenir dans son habitude, rails polis luisants, de faire le chemin qui ramène là, à ce là, quitté par prouesse. je prends mon auto. je me mobilise. le bord du lac sera parfait pour détonner, pour faire criard sur la joie de vivre. ô peuple heureux que vous ennuyez l'ennui, que vous déprimez la déprime...!
je vais avec mon sac bleu, choisi dans un ton d'yeux (dites, Dieu est-il bleu?) mais pas de ciel. il jurerait avec mon terre-à-terre. il pleuvra quand je prendrai pied et marcherai mais j'ai prévu un cric pour la crevaison ordinaire.