poematique expiraTOIre
à mi-parcours, je rebrousse le désir. faut l'enrouler soigneusement, "l'enrouleau de chemin".
que se tiennent bien jointes mes paroles et mes cris, les lèvres scellées dans le tube, le kelim de soie tissée, les lignes vagabondes, tout ce que voulait mon pas pour t'atteindre.
créer, créer des jardins....j'ai bêché une terre très dure, bêché la mer aussi pour ce cordeau rouge.
l'amour, le feu.
je n'arriverai pas à finir mon chef d'oeuvre. il s'éloigne remettant sans fin l'horizon à demain.
jamais.
je ne dépasserai pas les méridiens des vanneries des poissons lune.
je remballe mon corset et mes baleines, l'exhalaison compressée en poudre de migraines.