poematique expiraTOIre
canicule et pastilles menthe. ultra fresh la pépète! on se glisse son petit bonbon sous la langue. on se laisse doucement geler par erreur et on sent le brise-chaud craquer dans les fibres. éclats de froid qui font péter les gencives....
un rêve! en ce moment la seule chose qui coule c'est la nuque et ces gouttelettes lentilles, une source phénol probablement perdue dans son nid de chevelure... oh! ce long baiser mouillé par le ciel en rut! on creuse les reins, on étire longuement son corps comme si de se désunir allait soudain faire un peu d'air. mais tout se tient et cette étreinte de hammam vous arase le souffle. on respire sans envergure, halètements canins. jamais on a osé respirer si petit, presque en-dessous du niveau d'oxygène, mais on voudrait tant se dissoudre. peut-être adhérer pour de vrai à ces coulures et oublier cet état sandwich mi-chair mi-eau.