poematique expiraTOIre
je n'avais encore jamais remarqué comme le vent fait un bruit de sel que l'on vide dans un pot. ou de sucre dans les feuilles. il agite les arbres. grain à grain. j'aimerais vider des sacs de vent que j'aurais postés sur mon épaule. je marcherais ainsi laissant tomber une haleine, avec une marque blanche après moi.
je n'avais jamais remarqué encore comme l'allée raye sans fin mes souvenirs. chaque pas me tire vers l'enfance, des bâtons de pluie chargés de gravillons qui semblent rythmer chaque retour chez moi, chaque départ en me laissant une sorte de peur élémentaire inscrite dans le sable.
je viens aussi de glisser mon passé entre deux bouts de pain noir, il est 16 heures. le temps bricole des boucles à mon oreille.