poematique expiraTOIre
Matisse
Portrait d’une jeune femme aux grandes mains posées sur la poitrine. Poissons rouges , l’œil ouvert enchâssé dans les bagues et deux écailles garance en protège- soupirs, tanches silencieuses gobant l’eau douce des bulles de savon.
Sous la douche la mer est verticale et le songe pareil.
La plage a des trop-pleins et des restes de méduse . Elle résonne à la cloche d’émail. On astique les amarres pour se voir dedans. On se dit « demain il fera chaud, y a de la brume dans nos éponges »
La vie courante est un problème de robinet, les bras un estuaire et le reste une histoire d’eau. Le fleuve tranquille suit les rives d’un chenal callipyge .
plus loin des Niagara et le frisson des saumons de rivière.
Encore ces imprenables geysers dans les sels du corail. C’est le moment ludique d’ouvrir les siphons, un tourbillon à l’endroit, un tourbillon à l’envers, selon les filets de l’équateur.
Elle regarde ses pieds, jolis crabes des mousses.
L’eau purge ses marées noires.
Elle songe à rejoindre son linge, sur le sable d’un transat
et bronzer maintenant au feu de bois.