poematique expiraTOIre
le cahier est trop grand. le prochain sera nettement plus petit, que je puisse mieux le glisser dans l'incognito et la discrète brume du tout le monde.
me sens trop énorme, non glissable dans les interstices espérés où disparaître et vivre l'état fantôme
y a- t-il de la place pour d'autres mots que ceux qui cognent, tapent et dégueulent? puissance de la guerre, force brute sans concession. pas de place en écriture, je crois, pour la douceur mélancolique des femmes.
où mettre les mots des femmes quand on nous réclame des couilles et presque jamais cette caresse fluide des eaux de nos désirs.
je nourris l'imaginaire à la petite graine, au désir, à cette poignée d'air que je ramasse sous tes yeux.
au delà de ces grimoires, dans le centre élastique de ta phrase, je ne perçois ni ta pensée, ni ton idée, mais l'état fébrile de ma vie dans les saisons du diable.
je ne désespère pas. j'ai assez moulu la sciure des arbres , assez creusé dans ces ligneux éphémères pour que tu apparaisses et désignes du doigt une existence.
sentir ce fiel verdâtre des herbes potagères, qui imbibe la langue jusqu'au coeur du soupir
arraisonner le divers et en faire mon rêve quotidien