poematique expiraTOIre
les mots se bousculent, pressent, rapides ou flottilles dans la tête. ils arrivent, grimacent et disparaissent. mon cerveau est un Perrier secoué frappé.
Jardin cloîtré, l’eau du verre. des bulles y font leur ronde, satellites d’une mer à boire.
je sens que m'échappe le fil de l'histoire mais il y a ces ensembles tout "appondus" qui wagonnent sur la langue. ambiance, apéro d'angoisse même, de ne pas en savoir plus.je me sens d'une tristesse indélébile. avec une prison de mots qui deviennent fous.
Les révolutions se font de bas en haut, rosaire aux grains de gaz carbonique
On me disait que le ciel aimait les choses qui le grimpent
l'eau fait de la fumée
sans cesse le monde sectionne la ligne. rompue , gommée. morse avec du hoquet dedans. je cherche à combler les trous, à saisir ce qui se veut dire. l'échappée et l'effacement par couches blanches sur le mur.
le vent rafle lui aussi à coups de batte le chant des clochers. il emporte ça, l'escamote. puis ça revient par derrière, à moitié échevelé, à moitié chauve, carillon bègue et Dieu qui n'y a rien compris.
Assaut de transparences
De grésil sauteur ascendance à l’appel
je te cherche je pense
transe interdite à bout d'échelle...