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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:28

 

 

 

 

 

les coalitions se font, se bétonnent. mortier fort et lances intérieures. on les sent. on les entend, rumeurs mauvaises travaillant régulièrement à l'exclusion, principe obscène.  il y a d'abord le beau jeu qui instille le fiel séparateur,  poison à la petite goutte  " oh! il  a bien raison quand il dit de toi..."

 

ça y est. la coalition est née, le fameux groupe aux mêmes idées vient de faire soudure.

la confiance a tranché d'un coup net, amalgame et liquide. les anciennes osmoses rompent et plus rien ne saura les remettre ensemble tandis que le mauvais génie des divorces contemple la scission définitive.

 

je suis un cancer debout. la mort mise au coeur de ma loge pousse les autres parts de moi à l'affolement général. ma foule intérieure panique et je l'entends hurlant dans tous les sens   je suis vive je suis vivante, je ne suis pas cette mort, pas cette disparition. j'existe j'existe autre...

cela fait un tas, un globuleux tas, comme de la mousse sous l'eau qui tombe. mon corps sursalive, ma bouche aussi, production ininterrompue de bulles en exagération comme écument les malades.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 08:26

trier ce matin par lambeaux de bleu dans le ciel, les restes de la nuit. les paupières épaissies de ces chasses tristes quand la peur et la fin se prennent les pieds dans les fils et m'amènent vers les pleurs-rivière, les pleurs-fleuve.

trier  questionner sa récolte. tant de nuances de noir et ces éclats blancs d'une statue brisée. les adieux prennent bien des trains et d'autres trains encore avant de voir de nouveaux paysages, des terres différentes et que s'ouvrent les yeux. le ciel de ce matin est un tressage de bandelettes sur le ciel bleui de la vie froidure  de la vie frissons.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:25

mettre à nos yeux les montures en nuages

les portes du ciel hypermétrope

le loin est à bout de nerf

chicotte pour la tête

en latex de haut vol

sale petite frappe du gang des anges

 

ajuster les branches

respirer dans les parallèles

tête à gifle bien cernée

en prise directe avec la bonne distance

le vaste brûle à 180 °

et ouvrir les bras ne servira à éteindre aucun feu

dessous nos paupières l'amour dort

tâche sombre résidu de lumière

mais dedans n'est pas forcément plus proche

macula perdue dans l'infini

 c'est là-bas je crois que se retirent les amours vraies

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 08:52

j'attends le retour des oiseaux, ces pinailleurs de branches, ces becs bunsen du chant

perforatrices de lumière au petit jour

j'attends le retour des marteaux cicleurs bouffeurs invétérés de mes rêves sur toaster

le retour des oiseaux qui zèbrent au sifflet mon cirage.

j'attends docile le léger mieux

j'attends le retour des oiseaux, leurs invasions de barrières, en rangées piaillardes, l'occupation de mon no mec's land. j'ai le corps en oeillets et mes révolutions dévissent la tête. je pave l'air de mes trous, asticots du très haut.

j'attends docile le léger mieux.

j'attends le retour du matin, fichée plume à mon chapeau, un air  qui scellerait le ciel des marques feu. les rouges aux brassées volcaniques, les verts drus le vol jaune du soleil.

j'attends docile le léger mieux

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 11:46

 

 

 

à la sortie du texte, prendre un raccourci avec moi-même. quel héros quelle vie...!  me sentir habitée potion saignante dans les organes. j'ai vécu. un temps, un espace vertical causant droit dans le poste à poème.

 

je sors d'entre les pages, emplie des spermes joyeux et fous d'une parole. y avait-il une histoire, une légende et sa  belle leçon? y avait-il de la rime, des revirements de fortune, des sens uniques, une voix sans issue?

je récupère. je sais que ça va me tenir quelques longues heures. parfois je n'en oublierai rien pour le restant des bibliothèques et des messages. quelque temps, je serai  l'autre, la lectrice, l'intention, le but. c'est à moi que l'on aura écrit, à moi seule, comme si on avait mis en branle des excavatrices d'orgasmes et fouiller  largement l'univers, d'un seul trou, le mien, puits d'océan où déposer sa salive.

à la sortie du texte, parfois je me sens, comme vive, redressée, géante. comme on verrait éclore le poing des rhubarbes et des dahlias. à fleur de chaleur.

comme- presque - à peu  près- chaque mot m'ensemence. je n'aimerai jamais personne si ce n'est celui qui sait au dos de la lettre.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 08:16

Musique. Le goût d’une mandarine qui glisse et ondule. . Mes jours estropiés dansent le bancal mais dansent. Mon ventre se rappelle. Inscriptions de cellule, comme on les a gravées sur le mur des prisons. Il sait le chemin aveugle, l’offrande à l’existence.  

Je me laisse conduire le bras sur l’épaule. Et c’est à lui de guider mon obscurité, de la rendre opaque comme l’ombre des oasis.

Je me laisse  pousser du doigt ou du souffle. Résistances  lâchées, tombées sur les  routes et les cailloux.

Les mains maintenant  tracent dans le noir l’écrit sans parole. Dessins d’une encre transparente, que déchiffrent peut-être les anges.

Ce sont des mots j’en suis sûre.

Mais jamais jamais que leur secret...

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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 10:15

passe-lacets.  mélange de fibres, les langues dans ma langue. surpiqûres de salives. ne pas y comprendre force la voix de l'imaginaire. permission d'inventer et refaire ainsi à ma bouche l'univers qui suppure douloureux en moi

 

déployer un leporello d'images pour la promotion de mon île. touristes en peau d'oiseaux, cormorans charognards ou pélicans

 

parfois je crois qu'il prie, parfois je crois qu'il baise. je traduis avec mes mortaises de tripes, mes ténons de chevelure, menuiseries de circonstances.

 

 bâti de l'épouvantail de l'amour. pas dupée, gonfle en bottes des fétus de l'homme, poitrail ,cuisses, tête. je l'accommode à l'espoir que je me fais, visage chimère et bras ouverts. il tiendrait debout devant moi le jardin des horizons. je ne serai pas mangée avant de grandir.

 

je traverse ton pays. tu l'ignores. tu ne devines aucun pillage, ni le bagage d'amour que je remplis avant mes douanes sombres. 

 

je reconnais à ma peau, celle qui est dedans, ces fruits de pressoir, ces coulures chaudes qu'elle suinte à me faire peur, oppressions de poitrine, le tambour du poème.

 

le plus étrange paradoxe du poète c'est peut-être qu'il ne pourra aimer que l'être qui le saura sans recours de parole.  jusqu'à ce jour, le silence est assourdissant de peurs et de leçons inhumaines. mais j'entends un pas...

 

reçois l'instant précaire de l'oiseau, je n'ai que cela à offrir.

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 08:46

essaie d'abstraire de l'image, une substance, un miel à sucer, pleines lèvres.

l'approche du monde m'arrive hélas au tamis  de ma superbe, de l'orgueil à vif, de l'insupportable blessure des échelles et des ruches. je ne me laisse pas déposer sur ces rayons jaunes, étagères morbides où se collent mes rêves. libres ailes. 

personne ne me prendra en me désignant d'un mot, ce parc où se dompteraient les piqûres et le dard fou que je veux suivre. je n'apprends que dans le secret.

 

chaque porte qui s'ouvre cache-t-elle désormais la camisole de force dans laquelle je vais enfin être ce que faut? ... ton héritage de crainte et de vieille douleur.

 

dans ma tête, -ô mon coeur est-ce ainsi que je dois te nommer, esprit, vivisectionneur-?, dans ma tête reviennent par vagues les charmes nus de l'homme, ses formules à fendre, tenir, à creuser... j'enserre alors entre mes bagues  le dernier silence avant ma dissolution. m'abstraire encore,  vite,  du désir-sirène.

 

je regarde le tapis persan de ton jardin. fontaines, buissons et ce beau chemin aux couleurs qui volent. je regarde le mien,  si proche, et cherche douloureuse, le Tisserand qui nous a disséminés.

 

il y a peu de chance que tu le comprennes, peu de chance que tu le saches, -ton puissant verbe qui égrène le fil de vie-, peu de chance que tu perçoives le relief creusé qu'il fait sous ma peau... j'y abreuve la fontaine. heureusement,  je n'aimerais pas que tu me saches.

 

programmation: mettre à mes tempes les chaos de l'encre. ficher la prise en retenant le souffle. ici une secousse infinie qui hurle l'amour et la fumée qui le poursuit.

 

mon frère acrobate, tu vois bien que j'ai déjà un pied sur le fil... à quoi bon le risque du bitume?

 

reconnaître la poésie à cet orgasme de poitrine, quand je peux fermer les yeux et lire encore.

 

 

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 09:53

c'est de cet endroit dont tu imagines volontiers qu'il est à mon image que je t'écris. à mon image? comme j'en serais heureuse! avoir une image quand je peine encore tellement à poinçonner mes traces sur le tain de la glace... une transparence parfaite, une disparition floue comme dans les films je crois. je suis zoomée vers l'arrière-fond. la toile fait de moi un amas rose, avec des ombres bien semées... je sais que tu penses à des coquetteries de femme et c'est pour moi une sorte de plaisir honteux que de sortir mon attirail de duperies et ironies. tu ne comprends pas grand chose à la tempête des heures qui est ici et c'est tant mieux finalement.

 

je t'écris donc, ce jour, qui est férié et gris encore. il a plu une grande partie de la nuit et la chatte est rentrée trempée avec des miaulements de poitrine à me fendre de culpabilité.  je la vois à mes pieds  couchée sur le dos, les pattes avant  arrondies. béatitude au parquet maintenant comme si rien n'avait jamais été. et tu sais combien je peine moi à effacer l'eau qui est passée sous le pont... je ne serai jamais un bon chat, je sais et toujours une humaine à la torture tiens...

n'ai aucune intention particulière, aucun message à te laisser. tu connais mon goût pour cette histoire qui transforme avec l'arrivée du jour la femme en faucon. je pense que  cet envoûtement est une réalité que  bien quelques personnes vivent..non? oh! toujours ces contes qui sont l'histoire vraie de nos légendes intérieures. je me suis toujours sentie comme cela envoûtée de disparition dès le premier jour. une maléfice qui me dissocie, jour et nuit. doubles figures et aucune d'entre elles qu'on peut vraiment saisir et apprivoiser, celle du ciel et celle du songe.

j'ai donc ce matin revêtu ma transparence. et là, dans cette épaisseur de l'air  qu'on ne sait pas qu'on ne devine pas, j'erre et vole, un peu.  drôle d'expérience renouvelée maintes fois.

ne me regarde pas, je suis la nue.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 09:52

ranger les souvenirs  dans le semainier.

ai vécu quelque jours avec des noms de planètes

pas plus

mise impie des heures

bigoudis sur ma tête

comètes et rouleaux pour les quelques piastres de salaire

des jongleurs de fossiles

ils tiennent sur leurs sexes tendus des assiettes d'étoiles, des galaxies circulaires qui tournent et tournent encore

avant peut-être le prolapsus des hélices

 

je mets ce collier de neige

le fermoir replié comme un blanc seing d'appartenance

là dans la peau, le ventre

je tente d'ici le jerk qui me mélangera  comme un shaker à la mousse

passez, passez muscades et anévrismes rompus

les atomes

les vias éclectiques

votre pseudo mouvement me donne l'illusion d'avancer.

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Zig Zag Zoug

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