Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 20:12

Apprendre. Apprendre à lire, à écrire, à dire, à choisir, à penser, à tenir, à partir, à faire. Apprendre à être, à savoir, à me tenir, à oser, à haïr, à aimer, à lâcher, à prendre. Apprendre à devenir, à user, à grandir. Apprendre le vrai, le sincère, le libre, l’ordinaire, la distance, la violence, le silence, la justesse, la justice. Les mots, le style, le fonds, la surface, le fond, l’espace. Apprendre le sujet, le mode, le bon ton, l’allusion, l’illusion. Apprendre le difforme le conforme le polygramme, l’épigramme, le collégram ( appendice à pic et pic) le projet, le rejet, le surjet. Apprendre. Apprendre le système, le poème, le phonème. Apprendre. Apprendre le diktat, l’automate,  le pissat, le forçat le déjà, le quatrain, le dizain, le quatre mains, le sans les mains. Apprendre le ténu le foutu le diffus. Apprendre l’inconnu. Tout apprendre et si peu de moi à prendre.

Partager cet article

Repost0
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 17:02

las

place du marché aux herbes. terrasse le char d'or - tout est doré par ici ...va savoir pourquoi?-

me sens très inadaptée. je maltraite mes correspondances. je les insulte, sans le vouloir, mais bon prouve-le! je ne sais pas trop quelle langue est la mienne,  une autre peut-être. je réclame moins d'anonymat, moins de façades, je ne sais pas ce que j'espère en fait...

de l'art de saigner, d'être loin distante intouchable. si vous croyez je vais me mettre à souffrir,  vraiment? à mettre mon coeur et mon corps, tout ce qui reste en vente libre? vous vous trompez. je ne vous la donnerai pas,  joie ou douleur à choix, pas elle assurément. vous n'en méritez pas une rebibe, une pellicule. cela m'appartient. c'est mon privilège. vous n'y avez aucun droit  comme vous n'avez aucun droit de regard sur l'amour que je vous porte. celui-ci est le mien et je ne le partage pas. vous ne sauriez en rien le reconnaître parmi tous ceux qui  vous en déclarent de meilleurs et de plus beaux. je me fiche bien de savoir le dos des choses, le rire ou l'attention, le sérieux ou le j'en fichtre des impacts. mon naufrage ne vous appartient pas.

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 06:49

vacances. grande désertion générale. le monde lève le pied et se conduit vers ailleurs. j'envisage de déserter mon monde. pareil. partir en emportant mon âme dans un sac à main.

chronique furioso ma non troppo en cours dans la grisaille des années bisextiles. les saisons ne savent que faire de ce jour en rab et cafouillent à tous les étages. on se le refile et ça balance  partout entre. pas encore eu chaud, pas encore eu soif pas encore eu l'éventail  en mains.

20 juillet et ce petit goût d'un automne avancé.je tire le temps par les cheveux avec un mal de cailloux.

il faut partir puisque c'est écrit.

Partager cet article

Repost0
15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 06:26

 

mettre la jouvence dans mes chutes, je plonge. il parait que se noyer est une grande bouffe. on y suce des galets comme de gros bonbons les yeux ouverts sur le ballet des sirènes. moi qui file à l'ascèse rien de plus violent n'est-ce pas.. mais j'ai débuté il y a un temps de travers, un dialogue buté vers les fosses et le hasard. j'ai mis une tenue d'écailles pour mon scaphandrier, des bulles de coton en collier de narines. respirer dans l'encre, un peu de blog, un peu de tweets aux PH acides.. matins aquatintes- si Goya savait il ravagerait sûrement mon âme truquée pour sa collection d'humains sauvages.

Partager cet article

Repost0
1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 14:06

 

simplicité de J-L Dabadie

Feutre glisse. Le papier griffé dans tous les sens et cette légèreté d’une fin d’encre qui n’entre pas dans le grain. La peau s’en tire à moindre frai- pas de ponte indue dans les circonstances troubles-. La main essaie de rattraper les erreurs du temps. Elle fait cabale sur le destin et s’invente des incantations Waterman pour conjurer le sort. Et j’ai beaucoup de formules et d’autres plus secrètes encore que tu ignores, tous ces canaux et les veines impassibles. J’écris, que ce soit clairemetn dit, pour la fiction sublime l’imprévu assis sur les bancs de la gare, la totale contre- indication, l’allergie globale de vivre comme moi.

 

 Tu aimes ou tu te tais. La haine n’est pas en service

Dans une grisaille souffreteuse, parfois épaisse jusqu’à subvenir à l’étouffement  ou alors dans les tranchées claires où je respire, absente à quiconque et à la douleur même. Tu aimes ou tu te tais, la haine n’est pas en service

Partager cet article

Repost0
27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 20:11

ville des dimanches. dégagée parfaite nue.

espace inhumain. est-ce pour confirmer que c'est bien le vide? grande lumière partout et moi dans le bar de la Gare, borne d'amarrage de mes sorties de route. ici avec un café débute l'essentiel toujours de ma méthode de vie. la matrice ferroviaire, habitée de va et de viens, de départs et d'arrivées, comme si elle jetait des bébés tout pleins de cicatrices et de douleurs dans l'escalator existentiel.

je crois que je suis un vieux prématuré. bien trop tôt pour l'heure du train comme pour m'assurer que personne n'a eu l'idée entre temps d'effacer cet endroit de la carte ou que la station n'ait pas pris ses valises pour les poser dans un autre quartier résidentiel.

temps yoyo intense. je pars je viens je joue à l'elastique sans cesse étirée-rabougrie.  je teste le craquement le point de rupture...Lausanne  80 km puis retour puis repartir , sucession de flexions génuflexions. je passe de carte en carte sautant dans les cases du chemin initiatique. où en suis-je? pas loin du point de départ. La gare est-elle un arcane?

 

et je reviens. j'essaie le loin, le proche  je teste le début, un bout de trajet et hop je reprends la main. je m'approche je m'éloigne. choisir mon camp là où la resistance de l'élastique cèdera, où le nerf du ressort pètera? ici? ou là-bas? intéressant non...

Je vais me refaire une é-tirage cartes sur table: il y a eu un moment, peut-être quelque heures, où vous m'avez aimée. je le sais. c'est ce que je cherche encore. aller-retour.

Partager cet article

Repost0
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 06:10

pas sûr qu'il y ait encore pour nous des sacs de grandes chances, des tirages de dés à profusion...le hasard n'existe pas mais  où sont nos désirs prospères nos envies de bouffer de la vie. où sont mes croyances  sans équivoque: je ferai l'amour  je ferai l'amour je ferai l'...avec toutes ces charges de joie et de tristes violences. il suffisait alors de lancer dans le ciel cette rage de vivre pour que tombent des colombes et des pains bénis. mains tendues je recevais et dans ma paume qui en brûle toujours des baisers autant que je pouvais dire encore encore encore...  ce n'est pas le temps qui manque ce n'est pas le temps qui enterre, ce n'est pas le temps qui  "dé-crée". c'est ce manquement de paroles et de chants, ce manquement de la voix qui feutre la vie et la rend aussi imperméable qu'un métal, aussi raide que le squelette dont nous sommes construits. qu'ai-je à prétendre créer et mettre au monde si je ne désire plus dire?  j'en vois qui suturent avec des frénésies paralytiques leurs lèvres vives... alors je devine que le temps s'installe, qu'il prend corps et forme. le temps surgit dans ce trou, cette absence de poésies. le temps monte car la vie a horreur du vide. le temps n'est que cette ombre portée de tout ce qui ne peut apparaître. le temps qui dans sa forme finale, son ultime chrysalide laissera la mort sceller gestes et paroles et poser son petit catafalque sur le désir.

Partager cet article

Repost0
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 04:27

m'en sortir  toujours avec des pirouettes, des bras en hélice, des danses de la pluie. fuir dans un morne brouillard tout ce qu'il y aurait à dire et que j' aimerais  n'avoir jamais même pensé. m'administrer le silence à la cuillère à poison, une pour papa une pour maman,- allez ouvre la bouche petite que je claque tes lèvres une fois pour toujours.

scories de jours balayées d'un revers de godasse, pastels et fusion sous le tissu gris de la manche. tout doit disparaître.

 

bien avant que je ne doive rendre les images, combien de poèmes et de paroles revenues à la poste restante.  poésie à cultiver le vent et le désert. fléchée bien avant.

Partager cet article

Repost0
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 05:30

je mets la pompe en route. puiser à la pédale l'air et le battement du coeur. le jour passe par les guiboles, le massage des grands fessiers- et les petits on en fait quoi?- chercher en acte l'éveil, mettre en maux le verbe matinal. pédaler essouffler essorer les poumons. qui a dit qu'on parlait mieux après l'effort? et lâcher son bol de nuit comme tombent les flocons de cette avoine et les fessées. les lèvres à l'estomac ou le contraire.

je sors par la porte,  sans rêve à mettre au tapis. j'ai visité des tableaux blancs, des mémoires noires, des au-deça sans parfum. la mornerie sans plaine où je ne pense même pas avoir pensé. une nuit perdue quoi, dans laquelle je n'ai pas avancé d'un pas, pas développé de projet au javelot, pas attendu de train qui passe (Freud ! va coucher!) pas fait la grue de gare. pas reprisé ma voix avec du fil de Mahler non plus, il n'est plus temps de printemps. je baigne je trempe comme de la lessive bien raide attend dans ses détergents la voracité des poissons nettoyeurs. je me souviens juste avoir fermé les yeux dans le silence total, dans une robe taupe avec un noeud et des agrafes sur la poitrine..

tiens on me la joue à la russe, roulette balalaïkas...tu me vois sauter l'Armée rouge?

Partager cet article

Repost0
13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 07:14

ça y est je grimpe, petits doigts cochés dans un cri, et tout le choeur derrière, carburant lamentable. ça y est je monte rapide avec une respiration de retard et la sensation d'explosifs partout. pas de doute pas de pensées furieuses mais le menton bien droit tendu vers la Lune, puisque c'est elle que tu vises sans fin. la Lune. ça y est mes cheveux mes bras, toutes mes ficelles enjointes, je déboule dans l'irréel, dans lequel je suis priée de retenir mon souffle aussi. le noir habité des naevus astrologues, je vais tirer mes plans, élever les gabarits d'un nouveau satellite. l'amour passe par intersat, météosat ou cosmospace. je projette mon corps dans l'astral géostatique mon oeil à bonne distance fixant définitif mon jardin.- non JL il n'y pousse pas  de yaourts bio, pas encore. c'est toujours une résidence utile où se bêchent la tristesse et l'ennui.- ça y est mon fil de sonde comme un cheveu à l'assaut d'un Crâne Éternel.

Partager cet article

Repost0

Zig Zag Zoug

  • : Le blog de annaj
  • : poematique expiraTOIre les textes de ce blog appartiennent à son auteure et ne sont donc pas libres de droit.
  • Contact

Profil

  • annaj
  • 56 ans entre polars et poésie agenda poétique jeté sur l'aube

brèves du jour

tirer la couverture  c'est  faire de soi un cas nappé/ 11 déc.

 

pourquoi la crème des hommes, compte-t-elle si souvent pour beurre/ 3 déc

 

aucune peau ne se retourne pour des jours moins élimés/ 2 déc-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rechercher

passé futur

 

AnnaJouy

poésie

Ciseaux à puits / Polder137

Au crible de la folie / Editions Atlantique

 Ces missiles d'allégresse / Editions Atlantique

La mort est plus futée qu'une souris / en duo avec Alain Simon/ Ed. le pas de la Colombe

 

textes de chansons

Polars

La morte du lac de Pérolles

les Fribourgeois meurent-ils...

le Grand Codourey

Téléphones et sonnettes

 

en attente d'édition:

plusieurs recueils  de poèmes

nouvelles

Qui fait quoi au portique de la solitude

enfin te voilà que l'on se quitte

roman

strasbourg verticale

Archives