Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 12:15

il fait beau. je repeins une pièce de la maison. c'est un endroit habité de milliards de paramécies, de molécules acariennes vivant ici dans un monde parfait. je repeins ma gueule en même temps. petits pois blancs dans lesquels pousseront peut-être des haricots géants et des ogres au-dessus. je m'active, j'essaie de prendre le jour à bras raccourcis, histoire d'enfoncer les portes du ciel qui -parait-il- me sont ouvertes. heureux les assoiffés d'amour car... béatitudes avec escabeau. faut beaucoup lever les pieds pour apercevoir le plafond et le céleste avec. Dieu le sait:

j'ai toujours eu des amours ridicules,  toujours aimé à côté, juste de cette façon  qui vous couvre de mouches blanches et de honte avec. je ne me souviens pas avoir aimé sans avoir à en rougir. -rouge sur blanc tout fout le camp- du premier jusqu'au dernier, mes hommes ont toujours été d'accord pour faire de mes sentiments le dernier gag, le one woman freudien, l'hystérie splendide. tous unis pour éclater mes ombres de  leur belle lumière. vérolée de partout.

la pièce est sombre, on y lave le linge sale de la famille. j'attaque à la taloche. semences ocellées. ma gueule à la passoire, Dieu chie en  mouettes un guanon de soleil.

Partager cet article

Repost0
8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 22:41

tu as bien plus que des couleurs et des matières, plus que des toiles des voiles des restes des papiers, des odeurs des essences pour l'art. plus que les mots que tu attrapes au filet plus que tes références tes savoirs tes devoirs pour l'art.tu as plus que l'ouvrage, la patience, la reprise... vraiment bien plus. je ne suis pas passée par hasard, je n'ai pas reçu par hasard et ce n'est pas mon esprit critique mes synthèses ni mes connaissances qui m'ont menée.

tu es, pareil à toutes ces choses que tu as pour faire de l'art, tu es ton médium. tout passe et arrive de ce chenal qui existe et qui est toi. et si l'art a choisi de passer là ce n'est pas pour être comme partout. c'est pour extraire de toi ce qui le fera plus grand.

la voie, la voix des autres on s'en fout, la tienne et ta résonance: non. les gens te cherchent, toi. à découvert, nu. c'est à ta nudité qu'ils se reconnaissent. 


 

Partager cet article

Repost0
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:20

lilas.jpg

 

droit lilas vers le ciel

Partager cet article

Repost0
7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 10:38

combien j'ai aimé cette rencontre...combien j'ai aimé ces rendez-vous, cette roue calme et tranquille qui roulait entre les rives des nuits et des jours. combien j'ai aimé entendre craquer mes résistances, le bois la pierre et même le ciel trop bleu, d'un acier si dur. combien j'ai aimé changer, sentir ma peau, mon coeur bouger jusqu'au mal, combien j'ai aimé ce tremblement de terre lente comme un amour suspendu entre lèvres et ciel...

et me voilà  déposée et l'autre rive solitaire

Partager cet article

Repost0
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 19:54

rien à dire. à quoi bon écrire un poème, une lettre, un livre. je ne vais quand même pas  me mettre à faire de l'art alors que j'ai toujours voulu vivre. je ne vais quand même pas songer que ces mots ont plus de sacré que je n'en ai, plus d'amour que je n'en ai, plus de souffle que je n'en suis? rimbaud ne songeait guère être un poème, il avait une vie à vivre. alors moi, sans génie, je ne vais pas jouer les vestales de mon petit art de rien du tout. je ne vais pas me mettre à son service  mais qu'il me serve et encore c'est pas sûr...les autres en feront ce qu'ils voudront.

Partager cet article

Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 06:25

je suis à la fenêtre comme une vieille anglaise assortie à son thé. je sors d'un livre, d'un intérieur poème où j'ai cru le voir marcher, comme un grand brouillard incertain et dansant. il a les mains dans les poches d'une lourde veste claire qui le fait ours  autant que polaire, portant dessous un vêtement court noir. il ferme maintenant son manteau en marchant et avance sortant d'un chemin étroit encombré de neige.  je suis là à cet angle et il passe tournant vers la gauche pour enfiler solitaire la rue principale... il arpente l'avenue blanche bordée d'arbres courts et de jardins privés. le ciel est gris et c'est comme le tout premier bord du soir.

j'ai emprunté le chemin sans nom qui me fait plus légère et plus rapide et je l'ai suivi  marchant quelques instants dans ses pas et puis je suis rentrée chez moi m'endormir calmement. quelques instants comme une dimension formidable brièvement ouverte  et peut-être totale image des ailes du désir. voyage voyage chantait desirless ;-))

Partager cet article

Repost0
8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 09:12

dessin-48.jpg les trois sapins

 

 

décompensation immédiate dans le surréel supérieur. couloirs ouverts , les drains du rêve sont branchies et je respire à pleine eau, de la pluie de l'océan et cette mer salée qui te fait du chemin. je manifeste à fond d'éventail, tamaran sublime. vois comme je glisse et vole, vois comme mon corps fait voile, amplifié immense. je t'avalerai je te ravirai dans ma magie de draps. j'ai ouvert mes couloirs et j'ai pris le ciel. vois mon enfance à tes genoux, le licou d'amour si ancien qu'il n'a plus même de formules. quand je serai sur l'arbre de ta main, frêle animal, tu seras si surpris de ma sauvagerie, du croissant lunaire de mes dents et dans ce premier sang tu plongeras. tu diras ce que tu sais toujours.  

Partager cet article

Repost0
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 07:37
Un raté dans le cœur de Cathy Garcia
 
ill. cg
 
Au mariage de mes prunelles, j'ai chaussé mes beaux souliers de passion, le cul en colimaçon et du désir plein les mamelles. Sur le magma frais de la nuit, toutes les étoiles formaient une mosaïque éclatée pour ma tête balbutiante. L'odeur de l'aventure m'enivrait.
 
 
 
Il y avait au fond de ma valise, un vieux brouillon, une veste d'homme, une bouteille, quelques fantômes et leurs bleus désirs de méharées. C'est de bon cœur que je m'apprêtais à les suivre, hélas, monsieur, en guise de départ, j'entendis pleurer les bombes et je vis l'automne passer sous les rails. Oui Monsieur !
 
 
 
 
J'ai donc ôté mes souliers et j'ai même ôté mes pieds avant de me glisser, sans rien de plus à dire, sous cet atome de soupir où vous m'avez trouvée.
 
 
2001
 
mis en ligne en juin 2011
version blues by me ... original no? ;-)) avec une jolie faute de liaison .. que le grand Cric me croque, vindiou!

Partager cet article

Repost0
27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 18:47

 

sans l'autre, sans mon frère l'amour, je meurs de soif et mon esprit ne connaît plus aucun dieu, je ne porte plus ma vue au ciel, je perds d'eau en eau  mon parcours de rivière, je suis dissolue. 

sans mon homme l'humain,  sans sa voix pour toujours tout créer, le matin la nuit et mon anse utérus à poème, sans ses épis plein soleil je ne porte plus ma vue au ciel, j'enterre sous le temps ma lumière et les abeilles, je suis disparue

sans mon autre l'ami, son mystère cet inlassable besoin d'y faire un trou, de revenir sans cesse, d'ouvrir sa poitrine pour y trouver ma soif, ma lumière ma vie,  sans toi j'arpente la mort

Partager cet article

Repost0
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 20:05

un jour si je deviens poète

je dirai à tous vous avoir aimé

je mettrai sur ma bouche vos mots et ils auront une couleur comme le sang bleu qu'ont les gens qui boivent  le ciel

et ceci pour toujours fera un trou dans le lit  des papiers

une mer désordonnée

et l'encre des futurs

mais si  jamais je n'allais devenir selon mes vers

j'emporterai avec ma nuit le bulbe fracassant de mon amour qui dort

personne n'en saura ma triste couleur

mais des pétales jusque sous la lune

et cette fin ourlée d'une seule aurore  suffira à dire combien je vous aimais

Partager cet article

Repost0

Zig Zag Zoug

  • : Le blog de annaj
  • : poematique expiraTOIre les textes de ce blog appartiennent à son auteure et ne sont donc pas libres de droit.
  • Contact

Profil

  • annaj
  • 56 ans entre polars et poésie agenda poétique jeté sur l'aube

brèves du jour

tirer la couverture  c'est  faire de soi un cas nappé/ 11 déc.

 

pourquoi la crème des hommes, compte-t-elle si souvent pour beurre/ 3 déc

 

aucune peau ne se retourne pour des jours moins élimés/ 2 déc-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rechercher

passé futur

 

AnnaJouy

poésie

Ciseaux à puits / Polder137

Au crible de la folie / Editions Atlantique

 Ces missiles d'allégresse / Editions Atlantique

La mort est plus futée qu'une souris / en duo avec Alain Simon/ Ed. le pas de la Colombe

 

textes de chansons

Polars

La morte du lac de Pérolles

les Fribourgeois meurent-ils...

le Grand Codourey

Téléphones et sonnettes

 

en attente d'édition:

plusieurs recueils  de poèmes

nouvelles

Qui fait quoi au portique de la solitude

enfin te voilà que l'on se quitte

roman

strasbourg verticale

Archives