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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 13:59

 ma valise est ouverte

tout le barda des femmes en sortie de secours

mes menottes en peau de caille

mon parapluie

pour faire des longueurs dans le brumisateur céleste

 

il va pleuvoir des clous de nuages

quelques gravats à l'écope

et mon chapelet de mots perlés

oublis à la passoire

l'impatience araserait à l'eau le temps de ses chutes

entassements impénétrables

 

ce mal de l'autre m'habille d'un invendu de couleur

 

 le ciel et puis l'enfer

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:24

Je ferme les yeux, profil tendu.

Regarder le ciel droit devant.

Je subis. Le poison est à fleur de corps, palpitations incrustées. Oh ! oui le monde est bien le plus fort, matières lourdes comme des métaux aux douleurs orgasmiques

 le creuset des genèses- dois-je m’accrocher à ton regard

Le monde n’en est pas à savoir. rien ne se calme jamais, vraiment. Rien d’humain pas d’apaisement. Juste peut-être un instant pour respirer, juste un instant, comme s’il voulait accorder une légère palpitation à ce fragile qui naîtra –forcément- un jour. Malédictions et déluges. J’ai toujours eu peur de mourir noyée.

Prendre ses forces.

Férocement tellurique, férocement météorologique, élémentaire, chimique.

Je ferme les yeux. L’orchestre n’est que grandes brassées sauvages. L’énorme purification des morts sans fin.

cet usage des cordes

cet usage des cuivres

comme des ordonnances, des prescriptions divines

 -Les anges ont -ils tous des trompettes ?-

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 12:17

sculpture-aj5b.jpg

jlmi

 

 

                            image et reconstruction textuelle de JLMi

 

 

Les dieux ont été lyophilisés il y a quelque temps déjà

Si quelqu'un avait la lumière,
la garderait-il dans le bocal des confettis d'automne?
(Non, alors,) je gouverne mon pécule de rêveries.
Je recense mes rhumes de lingeries
dévore ces craquelures
abordées à l'aveugle.
Il y a toujours un lambeau blanc,
un accroc de soleil  dans  le soliloque du cerveau.
un truc tout blanc épais tranquille touffu de silence.
Il me devient de moins en moins possible
d'accepter avoir été pêcheuse de vide.
Mes idées valent bien des barbelés.

Je pustule à vif.
La peau fait un tam tam qui éclabousse mes os.
Je frissonne à la vibration,  au plus fort de la nuit qui s'achève,
il faut ranger les fantômes dans leurs voyages,
aller dans les archives d'ardoise
chercher à mains bandées les mots de la survie
aller à la raquette extraire de l'air au puits
et ponter des cœurs de sansonnets dans les dolmens du matin
Je suis la copiste des secousses telluriques.
Météorologie des caprices,
des arbres aux ongles courts portent le ciel
à l’aspect d'aube sans fin.

Aube en apnée.
Naissance sous les doigts d'un jour dont tous les accrocs font dentelle,
mes douleurs transmutées éclosent comme des végétations de brume.
Les échelles couchées traversent l'horizon,
portes blanches partout sur l'infini.
Peut-être gèlera-t-il des mélodies sur les fils électriques.
Le monde bruisse dans les siphons du vent
c’est la dialyse des joyaux,
(c’est)chercher dans les choses précaires  la consolation éternelle.
( Lors, par) cent degrés de décontamination silencieuse,

(avec) le vibreur-lisseur  de chair de poule (et) le défibrillateur d’écailles.
(viennent les) orgasmes en perm' de soleil.

Les papillons de poitrine sont si frêles
qu'ils passent à l'envers du décor,
(là où) si les anges ont bien fait l'amour
il y aura de l'eau du sang
et toujours un poème.

*********

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:15

météorologie des caprices

raperchée au ramasse -miettes des neuvaines ordinaires

 

la pluie tourne autour des nuages

comme si je pliais à la chaîne la toile du ciel

 

hanches démises et pluie de mains

 

aurez-vous encore pour moi

des coquelicots et ce bazar de poitrine

aurez-vous

à l'empan de bras

un tollé de mer intérieure

 

ô cette chose à dire

douloureuse

qui dépolit le rêve et la lune

livrée à des intercessions de climat

 qui fermentent comme de l'hématome

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 05:12

 

aj4b.jpgimage JLMI

 

 

 

 

 

jlmi

 

 

 

 

  les tiroirs de la mémoire ont l'air de coller à la transparence

intense masturbation de caillou
les pierres éjaculent des messes noires
charbon juteux sous l'âtre
feu paradoxal
je gèle lentement de tisonner des religions de cendre.
il fait un froid d'épines
(sur) la route ouverte à chaque tombe de nuit.

je ne bague aucune rivière dans le goulet de mes doigts,
pareil des agitations de sentiments.
je prie comme on achète des ronds dans l'eau pour pêcher à la ligne
j'écris comme on roupille on rumeur on panique.
ne suis-je pas la seule lumière qui fraye avec le mystère ?
l' étendard nu pour les jeux de barricades ?

la vie a des airs de chat mal poilu
(de) mouche faite des brins ficelés de mon dernier rêve
(où) la douleur n'est même pas une couleur,
c'est un fil à un ballon captif.
je suis la mauvaise conscience du réverbère
une épingle dans le cortex du ciel.

mon corps garde en lui un éternel même esprit.
élastique mon petit pouls saute
oscillant sur des larsens et des décibels aveugles
essaimant le bal et mes désordres de naufrage.
une rame après l'autre à la pioche de l'eau
je me crois apte à hisser le soleil.
je m'approprie l'irrespirable.
et non, bien sûr. je ne peux pas. je reviens,
laisser venir le monstre avec des poils de songe
puis dégainer le fusil.

le mur fait des élongations de corridors.
(ma) porte essaie de retenir la mer
le sable sous la porte est un sacre de dunes, une gencive d'orages
(il me faut) espérer une équinoxe affranchie où le soleil vaudrait son pesant de lune.

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 17:53

les ombres se sont assises sur mes épaules

me défaire de ton dos

 

tailler la cagoule

la nuit a bien deux trous

son poème et le mien

 

m'inscrire dans les textures gaufrées, les couches où l'on ne dort jamais

me meurtrir d'empreintes

elles retournent dans l'implosion grave

allez allez la mort! y en aura pas pour tout le monde

alors qu'on s'applique! qu'on s'implique bordel!

 l'ampoule a sauté vers 2 heures.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 06:07

aiguiser un orage à la meule

muter fusil

tu sais mon écot de fil

 

saison de taille dans le gilet des écorces

submergée enfin

 

chercher à mains bandées les mots de la survie

jamais bonnes  jamais douces

 

je passe mes nuits dans le locataire de la bise

homme froid

 

quelque part du loin comme une ombre

le bruit des pas quand on pense revenir

 

ai jeté sur la neige ma présure

pantin de lunaison

-nous autres femmes variables

pochées d'obscur dans les petites morts-

 

tu as renoncé à mon souffle

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 07:00

des arbres aux ongles courts portent le ciel

 

quelle robe revêtir pour aller à la prière jointe

de l'oeil et du rêve

 

des pétales comme une tombée de sucre

remuer la candeur

battre en neige psychoses et merveilles

je dénoyaute la lumière

 et découpe des pointes les huit de l'infini

 

je suis la copiste des secousses telluriques

furie ordinaire 

amazone au mors

à l'amour mixé permutable

chaque lot d'oracles réactive les absences

le sol où tu songeais tomber

 

si tu dois emporter

fais que ce soit le rien du vent

tout se fait à la petite semelle

 

j'ai effacé les portes

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 06:00

tout ce que l'air porte...

 

du grésil

des lentes de froid

des laisses libres au cou des vieux cheveux

 

il neige de la levure

le monde s'est mis à la fronde verticale

tavelures blanches sur l'imperméable

 

t'as combien d'étoiles à ta lunette?

 

je recense mes rhumes de lingeries

dévore ces craquelures

abordées à l'aveugle

orgasmes en perm' de soleil

 

oh!prenez-en de mes graines

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 05:30

je respire l'air dressé

les arbres dressés

la terre décalottée d'un désir à l'épreuve du beau temps

 

foutue saison

où les tas morts sont parcourus de  souvenirs de sève

 

on voit la verroterie essentielle prendre l'ascenseur

projectiles à tous les étages

il neige

 

vous n'avez rien vu 

trop occupé à des ciments obscurs

 

pourtant je vous aime, dit-il

dénué

entre les jeux de couteaux incertains

 

cela me coupe le souffle

au ventre

à chaque lancer de lames

 

la mélancolie tourne comme un glaçon

dans un apéro de foutre

l'énorme boucan agglutiné

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